Semaine des victimes 2026 — Programme des événements virtuels
Les opinions exprimées lors des ateliers de la Semaine des victimes sont uniquement celles des conférenciers et conférencières et ne reflètent pas nécessairement celles du ministère de la Justice Canada.
Lundi 11 mai 2026
11 h à 13 h 30 (HAE)
Lancement officiel et cérémonie d’ouverture
Mot d’ouverture
Moment de réflexion
Remise des Prix d’excellence
Discours d’ouverture
Le pouvoir de la collaboration : Comment des partenariats communautaires et tenant compte des traumatismes transforment l’expérience de justice pour les victimes et leurs familles
Les familles touchées par des homicides et d’autres décès criminels sont confrontées à certaines des interactions les plus complexes, les plus longues et les plus traumatisantes avec le système de justice pénale. Les enquêtes, les procédures judiciaires et les processus systémiques se déroulent souvent sur plusieurs années et mettent à contribution plusieurs intervenants des secteurs de la justice et communautaire. Bien que d’importants progrès aient été réalisés dans les services aux victimes, les familles touchées par la violence mortelle continuent de faire face à des lacunes dans les soins, à des services de soutien morcelés et à des environnements susceptibles de les traumatiser à nouveau sans le vouloir.
Cet atelier présente un modèle basé sur la pratique et centré sur la communauté, spécialement conçu pour venir en aide aux familles touchées par des homicides et des décès criminels. Les participants apprendront comment le modèle fonctionne dans la pratique, y compris en utilisant une communication coordonnée, des parcours de soins partagés et des espaces de rencontre axés sur les survivants pendant et après les procédures judiciaires. Cet atelier illustre comment la collaboration réduit le risque de nouveau traumatisme, soutient la capacité des familles à participer au processus judiciaire et corrige des lacunes que les systèmes formels seuls ne peuvent pas combler. L’atelier explorera également les difficultés rencontrées et proposera des stratégies concrètes pour les surmonter de manière éthique et efficace.
Cet atelier invite les participants à réfléchir à leur propre contexte et à cerner des moyens concrets de renforcer les réponses collaboratives pour les familles touchées par les formes les plus graves de crimes violents.
Cecilly Hildebrand (elle)
Directrice exécutive
Candace House
Winnipeg (Manitoba)
Cecilly Hildebrand est la directrice exécutive fondatrice de Candace House, un organisme de Winnipeg qui offre un soutien communautaire tenant compte des traumatismes aux familles touchées par des homicides et des décès criminels. Elle est également membre du conseil d’administration du Manitoba College of Social Workers. Forte de plus de dix ans d’expérience auprès de victimes, de professionnels de la justice et de partenaires communautaires autochtones, Cecilly a créé un modèle collaboratif qui fait le lien entre le système de justice et les soins communautaires. Elle fait sa maîtrise en travail social et est déterminée à améliorer l’accès à la justice tout en honorant la dignité et l’expérience vécue des familles touchées par les crimes violents.
Taylor Kerelluke (elle)
Directrice des opérations
Candace House
Winnipeg (Manitoba)
Taylor Kerelluke est directrice des opérations à Candace House, où elle allie expertise logistique et engagement profond pour venir en aide aux familles touchées par des homicides et des décès criminels. De l’élaboration des politiques provinciales de santé mentale avec le gouvernement du Manitoba à l’obtention de sa maîtrise en psychologie de l’orientation, Taylor a consacré sa carrière à tenter de comprendre l’expérience humaine. À Candace House, elle aide les familles à se sentir chez elles dans leurs moments les plus difficiles grâce au soutien, à l’accompagnement au tribunal et à des repas partagés. Pendant ses temps libres, Taylor cultive fièrement son penchant pour le confort : elle aime tricoter, collectionner les chandelles ou savourer un latte à la citrouille épicée en compagnie de ses proches.
14 h 30 à 16 h (HAE)
Atelier no 1
Mesurer ce qui compte : la recherche et la stratégie fédérale pour les victimes
Le ministère de la Justice Canada mène des recherches sur les questions liées aux victimes d’infractions criminelles depuis le début des années 1980, que ce soit en évaluant la mise en œuvre de nouvelles dispositions du Code criminel, telles que la déclaration de la victime ou la suramende compensatoire fédérale aux victimes, ou en évaluant différents modèles de services aux victimes qui émergeaient dans les provinces et territoires. Aujourd’hui, la recherche reste un pilier important de la Stratégie fédérale pour les victimes, contribuant à tous les aspects du cycle politique.
Cet atelier offrira un aperçu de la recherche sur les victimes au fil des décennies et se terminera par une discussion autour du sous-comité fédéral du groupe de travail fédéral provincial et territorial sur les victimes de la criminalité sur les données nationales des victimes. Les participants découvriront ce travail intéressant et le rôle que joue la recherche pour soutenir les politiques et les programmes. Cet atelier partagera la valeur de la collaboration à travers le pays.
Marta Burczycka (elle)
Analyste principale, Centre canadien de la statistique juridique et de la sécurité des collectivités
Statistique Canada
Ottawa, Ontario
Marta Burczycka est analyste principale au Centre canadien de la statistique juridique et de la sécurité des collectivités de Statistique Canada. Elle est l’auteure de nombreux articles dans la publication de la division, Juristat, utilisant à la fois des données d’enquête et administratives pour mener des analyses sur divers sujets liés à la criminalité et à la victimisation. Elle fournit également des conseils sur le développement des enquêtes en tant qu’experte du domaine et siège à plusieurs groupes de travail, tant au Canada qu’à l’international. Les domaines d’étude les plus récents de Marta incluent la violence fondée sur le sexe et la violence contre un partenaire intime, les comportements sexualisés non désirés en dessous du seuil pénal, ainsi que les nouvelles condamnations.
Jennifer Flanders Schofield (elle)
Responsable des politiques et de la conformité, Services aux victimes
Ministère de la Justice de la Nouvelle-Écosse
Vallée de l’Annapolis, Nouvelle-Écosse
Jennifer est diplômée de l'Université Mount Allison et vit dans la vallée de l’Annapolis, en Nouvelle-Écosse. Elle travaille avec le ministère de la Justice de la Nouvelle-Écosse depuis plus de 30 ans, débutant aux Services correctionnels au Centre jeunesse de la Nouvelle-Écosse et travaillant maintenant à la Division des Services aux victimes et des Services de soutien à la justice en tant que gestionnaire des politiques et de la conformité.
Jennifer est active depuis longtemps dans sa communauté, récemment grâce au scoutisme et en tant qu'éleveuse de chiots pour l'Institut national canadien pour les aveugles. Elle siège également au conseil d'administration de la Nova Scotia Criminal Justice Association [Association de justice criminelle de la Nouvelle-Écosse].
Susan McDonald (elle)
Chercheuse principale, Division de la recherche et statistiques
Ministère de la Justice Canada
Ottawa (Ontario)
Susan McDonald est avocate et titulaire d’un doctorat en éducation des adultes de l’Université de Toronto/Ontario Institute in Studies for Education, où elle a étudié l’impact des traumatismes sur les femmes immigrées quittant la violence conjugale et comment elles ont appris au sujet de la loi. Elle travaille dans la fonction publique fédérale et au ministère de la Justice Canada depuis 2001 et est chercheuse principale à la Division de la recherche et des statistiques depuis 2008. Dans ce rôle, elle gère une équipe de chercheurs et est responsable de la recherche sur les victimes de crimes, l’accès à la justice, les crimes haineux, le genre et d’autres dossiers.
Mardi 12 mai 2026
11 h à 12 h 30 (HAE)
Atelier no 2
La collaboration numérique au service des survivants : Innovations, risques et feuille de route pour des pratiques numériques tenant compte des traumatismes
Alors que les victimes et les survivants se tournent de plus en plus vers les espaces numériques pour obtenir du soutien en situation de crise, signaler des incidents et accéder à des ressources d’aide à la guérison, la technologie est devenue un outil puissant, mais mal compris, dans le domaine des services aux victimes. Cet atelier explore comment l’innovation, lorsqu’elle s’appuie sur des principes tenant compte des traumatismes et sur une collaboration intersectorielle, peut renforcer le continuum de soins au Canada et réduire les obstacles à l’accès au soutien. Animé par Nina Mistry, fondatrice de Go Thrive Go et défenseure des intérêts des survivants travaillant à l’intersection de la violence fondée sur le genre et la technologie, cet atelier présente les nouveaux outils numériques qui transforment la manière dont les survivantes accèdent aux services d’aide. Parmi les exemples figurent des outils d’auto-évaluation assistée par l’IA, de la documentation numérique sécurisée et des systèmes de signalement anonyme.
Les participants découvriront comment ces outils peuvent améliorer la coordination entre les fournisseurs de services, les forces de l’ordre et les professionnels de la santé mentale, tout en prenant conscience des risques majeurs et des considérations éthiques qu’ils soulèvent, notamment les biais algorithmiques, la réactivation des traumatismes en ligne et les problèmes d’accessibilité. Les participants acquerront une compréhension claire de la manière d’évaluer les solutions technologiques dans une perspective respectueuse de la culture, tenant compte des traumatismes et centrée sur les survivants. En écho au thème « Le pouvoir de la collaboration », cette séance propose une feuille de route pratique pour établir des partenariats multidisciplinaires lors de l’adoption de technologies, que ce soit entre les services d’aide aux victimes et les développeurs, ou entre les organismes communautaires et les institutions universitaires. L’atelier met de l’avant la façon dont l’expertise collective peut combler les lacunes dans la prestation des services, réduire le cloisonnement et garantir que les victimes reçoivent un soutien cohérent et significatif dans tous les systèmes.
Nina Mistry (elle)
Fondatrice et PDG
Go Thrive Go Inc.
Nina Mistry est la fondatrice de Go Thrive Go, une plateforme pionnière qui aide les personnes survivantes d’agression sexuelle à retrouver leur autonomie grâce à des outils numériques innovants et tenant compte des traumatismes. Elle comble de manière unique le fossé entre le travail de défense de première ligne et l’innovation technologique de pointe. Ancienne conseillère auprès de ses pairs et membre du conseil d’administration du Toronto Rape Crisis Centre, Nina comprend parfaitement les besoins complexes des personnes survivantes. Forte d’une solide expérience en entreprise, elle a notamment occupé le poste de responsable de l’innovation en matière de marketing chez Target et dirigé des transformations numériques pour des marques internationales. Aujourd’hui, Nina met à profit cette puissante combinaison d’activisme de terrain et de leadership en matière de technologie de haut niveau pour élaborer des solutions efficaces centrées sur les personnes survivantes et lutter contre la violence fondée sur le genre à l’échelle nationale.
13 h 30 à 15 h (HAE)
Atelier no 3
Discuter des impacts de l’engagement communautaire et des cérémonies dans la police
En 2021, le Service de police de Winnipeg a créé le rôle de conseiller en soutien et en ressources aux familles en réponse aux 94 appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada et aux 231 appels à la justice de l’Enquête nationale sur les femmes, les filles, les personnes bispirituelles et les personnes de diverses identités de genre autochtones disparues et assassinées (FFBADA). Ce poste apporte son soutien aux enquêteurs des unités chargées des personnes disparues, de la lutte contre l’exploitation, des homicides et des affaires non résolues, ainsi que d’autres divisions au sein de l’organisation. Le conseiller en soutien et en ressources aux familles apporte un soutien continu aux familles des personnes autochtones disparues et assassinées (PADA) à Winnipeg, et les aide à établir des liens avec les soutiens communautaires, les aînés et les gardiens du savoir. Plusieurs organismes communautaires du Manitoba viennent en aide aux familles des FFBADA, mais ce poste est le premier au sein d’une police municipale à avoir pour mission de mettre les familles touchées en relation avec l’unité d’enquête appropriée tout en leur apportant un soutien continu tout au long de l’enquête.
Cet atelier examinera les répercussions de ce poste au sein du Service de police de Winnipeg ainsi que les changements apportés à la prestation des services. Les conférenciers mettront en avant les collaborations entre les organismes communautaires autochtones et le Service de police de Winnipeg et la manière dont des relations plus solides, reposant sur la confiance, ont été établies avec les familles. Les participants apprendront comment le fait de mettre au premier plan les besoins des familles touchées a contribué à créer un environnement plus sûr pour les familles lorsqu’elles interagissent avec le système de justice. Les intervenants espèrent démontrer qu’un changement significatif commence par l’établissement des liens solides basés sur la confiance, qui créent des communautés plus sûres pour tous.
Angeline (Angie) Tuesday (elle)
Défenseure du soutien et des ressources à la famille
Service de police de Winnipeg
Winnipeg (Manitoba)
Angie a grandi sur le territoire du Traité no 1. Son père était un survivant des pensionnats indiens et sa mère, une survivante du système judiciaire et du système de protection de l’enfance. Angie a été directement touchée par la question des PADA, ce qui a guidé son cheminement. Angie est l’une des deux conseillères en soutien et ressources aux familles au Service de police de Winnipeg. Elle apporte son soutien aux familles des PADA tout en militant pour la mise en place de mesures de soutien tenant compte des traumatismes et adaptées à la culture au sein du service de police, dans l’espoir d’exercer une influence positive sur les relations avec les membres de la communauté autochtone.
Joshua Robinson (il/lui)
Détective
Service de police de Winnipeg
Winnipeg (Manitoba)
Josh Robinson travaille depuis 13 ans au Service de police de Winnipeg et occupe actuellement le poste de détective au sein de l’unité des homicides. Au cours de sa carrière, il a notamment fait partie de la patrouille en uniforme dans le centre-ville de Winnipeg, du bureau des détectives du centre-ville, de l’unité des crimes majeurs et de l’unité des homicides. Il a également apporté sa contribution au groupe de contrôle des foules à temps partiel.
Michael McDonald (il/lui)
Sergent
Service de police de Winnipeg
Winnipeg (Manitoba)
Mike MacDonald travaille depuis 20 ans au Service de police de Winnipeg et occupe actuellement le poste de sergent au sein de l’unité des homicides. Il a notamment fait partie de la patrouille en uniforme dans le centre-ville de Winnipeg, du bureau des détectives du centre-ville, de l’unité des crimes majeurs, du projet Devote et de l’unité des homicides. Il est également membre à temps partiel de l’unité de négociation en situation de crise.
Mercredi 13 mai 2026
11 h à 12 h 30 (HAE)
Atelier no 4
L’importance des familles
Cet atelier abordera les répercussions importantes de la violence fondée sur le genre a sur les victimes et les personnes qui les soutiennent. L’expérience vécue par une famille après qu’un enfant ou un proche a subi un préjudice est complexe. Les parents, les partenaires et les frères et sœurs des victimes peuvent vivre les séquelles du traumatisme de manière très particulière. Ce groupe passe souvent inaperçu auprès des fournisseurs de services officiels, car ceux-ci concentrent principalement leur attention sur la victime et le traumatisme immédiat. Par conséquent, l’accès aux ressources peut être limité pour ces personnes. Cet atelier encourage les fournisseurs de services officiels (services d’aide aux victimes, policiers, premiers répondants et thérapeutes) à considérer ces familles non seulement comme des victimes de traumatisme secondaire, mais aussi comme un précieux système de soutien pour les victimes.
Cet atelier constitue une occasion unique de comprendre les expériences et les difficultés auxquelles les familles peuvent être confrontées, ainsi que les approches susceptibles de les aider au mieux dans leurs efforts pour soutenir les victimes de violences sexistes.
Charlotte Tautrims
Psychothérapeute agréée
Tautrims Counselling
Milton (Ontario)
Charlotte Tautrims est psychothérapeute agréée et parent d’une victime de violence fondée sur le genre (viol). Dans son cabinet privé, elle accompagne des personnes, des couples et des familles aux prises avec des traumatismes et leurs répercussions sur les victimes et leurs relations. Elle apporte également son soutien, en tant qu’auteure et experte, à SAFE (Survivor Advocates for Empowerment), un organisme de bienfaisance local dont la mission est de faire connaître les expériences des survivants.
13 h 30 à 15 h (HAE)
Atelier no 5
La participation des victimes en psychiatrie médico-légale
Dans les pays comme le Canada, les Pays-Bas, et l’Australie, les victimes de délinquants atteints de troubles mentaux restent « les grandes oubliées », négligées par les services de santé mentale médico-légale qui s’occupent des individus qui leur ont fait du mal. Cette négligence touche aussi bien les victimes d’un membre de la famille que celles qui sont victimes d’un inconnu, chacune souffrant d’une forme différente de préjudice psychologique.
Les victimes membres de la famille, y compris les parents, les conjoints et les enfants de délinquants reconnus non criminellement responsables en raison d’un trouble mental (NRC-TM) restent liées au patient par des liens de parenté et d’amour que le crime a altérés. Elles portent en eux une stigmatisation, une honte et un chagrin qu’elles ont intériorisés et auxquels les services d’aide aux victimes existants ne sont ni conçus ni équipés pour répondre. Lorsque ces relations ne sont pas réparées, la victime et le patient se retrouvent tous deux dans un état de souffrance figée, qui se traduit notamment par une évaluation des risques insuffisante, une participation moindre au traitement et des taux de récidive plus élevés.
Les victimes d’un inconnu subissent un préjudice différent, mais tout aussi dévastateur : l’effondrement de leurs certitudes fondamentales quant à la sécurité du monde, au sens de la vie et à leur propre légitimité à être protégées. Une déclaration de non-responsabilité criminelle prive le crime de tout sens : pas d’intention criminelle, pas de responsabilité et pas de réparation. Contrairement aux membres de la famille, les victimes d’un inconnu n’ont généralement aucun contact régulier avec le système judiciaire, ce qui les laisse dans un vide informationnel caractérisé par l’hypervigilance, l’évitement phobique et un sentiment profond que le système a déclaré leur souffrance sans importance.
Cet atelier présentera un modèle de prise en charge élaboré au sein d’un hôpital psychiatrique médico-légal à sécurité maximale, qui s’appuie sur la thérapie familiale fondée sur le récit, les principes psychodynamiques, les soins tenant compte des traumatismes et la justice réparatrice afin de faciliter la transition de la condition de victime à celle de survivant. Les participants apprendront comment la participation des victimes peut être intégrée à la pratique médico-légale et comment elle améliore les résultats pour les patients, les familles et les collectivités.
Dr Sergio Santana (il/lui)
Psychiatre médico-légal et professeur adjoint de médecine clinique
Centre de psychiatrie médico-légale du sud de l’Alberta
Calgary (Alberta)
Le Dr Sergio Santana est psychiatre médico-légal et professeur adjoint de médecine clinique à l’Université de Calgary; il exerce au Centre de psychiatrie médico-légale du sud de l’Alberta. Son expertise clinique porte sur la thérapie familiale auprès de délinquants atteints de troubles mentaux et de leurs victimes, en mettant l’accent sur des approches systémiques et réparatrices visant à reconstruire les relations, à favoriser le rétablissement et à promouvoir une réinsertion sociale en toute sécurité.
Dre Oluyemisi Ajeh (elle)
Psychiatre médico-légale et professeure adjointe de médecine clinique
Centre de psychiatrie médico-légale du sud de l’Alberta
Calgary (Alberta)
La Dre Oluyemisi Ajeh est psychiatre médico-légale, professeure adjointe de médecine clinique à l’Université de Calgary et directrice du programme de formation en sous-spécialité de psychiatrie médico-légale. Travaillant dans un établissement médico-légal à sécurité maximale, elle s’appuie sur diverses approches psychothérapeutiques tant auprès des délinquants que des victimes membres de leur famille ou étrangères, montrant ainsi que le rétablissement des victimes et celui des délinquants ne sont pas des processus distincts, mais interdépendants.
Jeudi 14 mai 2026
11 h à 12 h 30 (HAE)
Atelier no 6
Clés pour une intervention ajustée et une collaboration efficiente entre intervenants à la suite d’un événement majeur
Intervenir en post-immédiat d’un événement majeur ne s’improvise pas. Pour les professionnels dont la posture de travail quotidienne est individuelle et réactive, comme c’est le cas pour les professionnels des services d’aide aux victimes belges, un changement de paradigme de travail vers une posture collective et proactive est nécessaire. Ceci s’explique par le fait que les besoins des victimes restent de nature psychosociale en phase post-immédiate proche de l’évènement. Penser des dispositifs collectifs d’intervention adaptés aux besoins psychosociaux évolutifs des victimes, sortir de ses murs de travail quotidiens pour intervenir sur le terrain aux côtés d’autres services du réseau, intégrer à la charge de travail en cours celle générée par l’intervention post-événement sont autant de défis qui placent les intervenants face à la nécessité de faire preuve de flexibilité et d’adaptation constante dans leur intervention. Ces défis soulignent également l’importance de l’existence d’une structure soutenante au niveau institutionnel et au niveau de l’équipe.
Cet atelier exposera ce qui se joue pour une victime d’un événement potentiellement traumatique, tel un acte criminel. Cet atelier décrira l’organisation de l’offre de service pour la prise en charge des victimes aux différentes phases qui suivent l’événement; et présentera le modèle de la Belgique.
Françoise Legros
Psychologue
Crisalyence
Ottignies, Belgique
Françoise Legros est psychologue d’orientation systémique. Elle est la fondatrice de Crisalyence srl, qui œuvre à préparer les institutions, les entreprises et les individus en amont des crises pour mieux y faire face quand elle se présente. Elle intervient avant, pendant et après la survenue d’événements critiques pour organiser et renforcer les ressources des individus et des systèmes, limiter les impacts de la crise et en extraire le potentiel humain. Son approche est préventive, centrée sur l’identification des besoins et l’activation des ressources individuelles et collectives. Elle met son expérience au profit des politiques de prévention psychosociales au sein des institutions (secteur public et privé), de la sensibilisation du grand public, de la formation des professionnels et du soin de ceux qui prennent soin.
13 h 30 à 15 h (HAE)
Atelier no 7
Lutte contre la fraude et l’exploitation financière des personnes âgées
L’exploitation financière des personnes âgées est en hausse au Canada. Les circonstances de cette exploitation font souvent intervenir des dynamiques familiales complexes, des responsabilités qui se chevauchent entre les membres de la famille et la vulnérabilité des personnes âgées. Cet atelier abordera les aides à la prise de décision destinées aux personnes âgées, l’interaction entre la responsabilité pénale et civile, ainsi que ses répercussions sur l’aide offerte aux victimes et à leurs familles. Les participants examineront des pratiques prometteuses mises en place en Nouvelle-Écosse pour favoriser l’autonomie et la sécurité des personnes âgées.
Dianna Burns (elle)
Avocate et éducatrice juridique publique
Legal Information Society of Nova Scotia
Tantallon (Nouvelle-Écosse)
Dianna Burns est avocate et éducatrice juridique publique à la Legal Information Society of Nova Scotia. Elle est membre du Halifax Estate Planning Council, du Conseil canadien de planification successorale et a obtenu une maîtrise en droit à l’Université Dalhousie en 2025; elle a reçu la Médaille d’or du Gouverneur général en sciences humaines et appliquées.
Vendredi 15 mai 2026
11 h à 12 h 30 (HAE)
Atelier no 8
Placer l’enfant au cœur des services aux Services intégrés en abus et maltraitance (SIAM) : collaboration intersectorielle et approche sensible aux traumas
Cet atelier sera présenté par des représentantes des Services intégrés en abus et maltraitance (SIAM), un centre d’appui aux enfants et aux adolescents (CAEA) situé au Québec. Le SIAM offre des services à tous les enfants (0-17 ans) victimes de maltraitance (abus sexuels, abus physiques et négligence grave) sur les territoires de la Capitale-Nationale et du littoral de Chaudière-Appalaches. Ce CAEA regroupe sous un même toit des services multidisciplinaires et intersectoriels y compris protection de la jeunesse, l’évaluation médicale, et l’enquête policière. Le SIAM incarne une réponse concrète aux appels à une meilleure coordination des services pour les victimes d’actes criminels.
Présenté avec des exemples concrets et pratiques et des pistes de réflexion pour favoriser la collaboration intersectorielle dans une perspective sensible aux traumas, cet atelier visera à répondre à trois objectifs principaux :
- Démontrer comment le modèle des centres d’appui aux enfants et aux adolescents, permet de véritablement placer l’enfant au cœur des services,
- Présenter l’approche Attachement, Régulation, Compétences
- Mettre en lumière les bénéfices d’une alliance entre la recherche et la pratique, en tant que levier essentiel pour outiller les partenaires intersectoriels.
Roxane Bélanger (elle)
Conseillère au développement de la recherche
Services intégrés en abus et maltraitance
Québec (Québec)
Roxane Bélanger détient une maîtrise en criminologie de l’Université Laval et est actuellement candidate au doctorat en travail social à l’Université d’Ottawa. Elle œuvre depuis plus de dix ans dans la recherche sur la victimisation des enfants et des adolescents. Depuis 2019, elle occupe le poste de professionnelle de recherche au sein des Services intégrés en abus et maltraitance, un centre d’appui aux enfants et aux adolescents institutionnel québécois. Au cœur de l’alliance recherche-pratique, elle joue un rôle clé dans le développement, l’implantation et l’évaluation de projets novateurs, en collaboration étroite avec les gestionnaires, les intervenants et les jeunes.
Mélanie Perreault (elle)
Spécialiste en activités cliniques
Services intégrés en abus et maltraitance
Québec (Québec)
Mélanie Perreault est titulaire d’une maîtrise en service social de l’Université Laval. Elle possède plus de quinze années d’expérience professionnelle en tant que travailleuse sociale au sein du réseau de la santé et des services sociaux du Québec. Depuis 2018, elle est spécialiste en activités cliniques (SAC) aux Services intégrés en abus et maltraitance, où elle est engagée dans le développement et la mise en œuvre des services jeunesse. Dans son rôle de SAC, elle contribue activement à l’amélioration continue des pratiques cliniques et à l’implantation de modèles d’intervention innovants et centrés sur le traumatisme.
13 h 30 à 15 h 30 (HAE)
Atelier no 9
Ce que j’aurais aimé savoir : s’appuyer sur l’expérience vécue d’une survivante pour définir des attentes claires et bienveillantes envers les victimes
Cet atelier explore comment l’expérience vécue par une survivante peut mettre en lumière les lacunes en matière de compréhension, de communication et de gestion des attentes au sein du système de justice pénale. En partageant les enseignements tirés de son propre parcours, Kimberley Black (éducatrice, facilitatrice spécialisée dans l’approche tenant compte des traumatismes et conférencière) offre aux professionnels de la justice et aux fournisseurs de services aux victimes des conseils pratiques et empreints d’empathie pour accompagner les victimes tout au long du processus judiciaire. Si le Canada a fait d’énormes progrès au cours des trente dernières années pour renforcer la collaboration entre les services d’aide aux victimes et le système judiciaire, de nombreuses victimes s’engagent encore dans le processus sans avoir une connaissance claire de leurs rôles, des limites du système ou des soutiens qui sont à leur disposition. Ce manque de connaissances peut causer de la confusion, de la déception et un traumatisme secondaire, même lorsque les professionnels agissent avec bienveillance. La séance démystifie les processus et les rôles essentiels, y compris différences entre les programmes d’aide aux victimes et aux témoins et les services d’aide aux victimes communautaires, les responsabilités des procureurs de la Couronne, et la participation des policiers après l’enquête. Elle aborde également les idées fausses courantes concernant la terminologie relative aux agressions sexuelles, les pratiques tenant compte des traumatismes, la divulgation de la preuve et les limites de la communication.
Les participants apprendront à s’appuyer sur les témoignages des survivants pour définir des attentes claires et bienveillantes, ce qui permettra aux victimes de mieux comprendre la situation tout en renforçant la collaboration entre les services d’aide et le système de justice. La séance mettra l’accent sur des stratégies pratiques qui tiennent compte à la fois des contraintes systémiques et de l’autonomie des victimes, notamment des options de rechange comme la justice réparatrice et les ressources communautaires. À l’issue de cet atelier, les participants seront en mesure de :
- Repérer les disparités entre les attentes des victimes et les réalités du système, et de comprendre comment la collaboration entre les services d’aide aux victimes et les professionnels de la justice peut réduire la confusion et le traumatisme secondaire
- D’appliquer des approches fondées sur l’expérience des survivants pour communiquer aux victimes les rôles, les responsabilités et les limites de manière claire, bienveillante et tenant compte du traumatisme
- De reconnaître les possibilités de collaboration intersectorielle ainsi que les pratiques prometteuses qui favorisent la dignité, l’autonomie et l’accès des victimes à des services pertinents tout au long du processus judiciaire.
Kimberley Black (elle)
Éducatrice et conférencière
Whitby (Ontario)
Kimberley Black est une éducatrice et conférencière qui vient en aide aux personnes ayant survécu à un traumatisme ainsi qu’à celles qui les accompagnent. Ayant elle-même survécu à une agression violente, elle s’appuie à la fois sur son expérience personnelle et sur des travaux de recherche pour présenter des stratégies concrètes favorisant le rétablissement et la résilience. Grâce à des thérapies expressives comme la narration, l’écriture humoristique et la bibliothérapie, Kimberley aide les femmes à retrouver leur voix et leur force. Elle est titulaire d’un diplôme d’études supérieures en éducation de l’Institut universitaire de technologie de l’Ontario et d’un diplôme en psychologie de l’Université de Toronto.
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