Semaine des victimes 2022 - Programme des événements virtuels

Du 16 au 20 mai 2022 | Biographies des conférenciers et description des ateliers

Le lundi 16 mai 2022

De 13 h à 15 h 30 (HAE)

Lancement officiel et cérémonie d’ouverture

Remarques d’ouvertures

Moment de réflexion

Présentation des prix d’excellence et du prix pour le concours vidéo étudiant

Discours principal

Homicide – le parcours et la survie d’une mère (discours présenté en anglais avec interprétation simultanée en français)

Karen Venables est à la fois une mère, une épouse et une grand-mère, et vit dans la banlieue de Calgary. Le 4 novembre 2002, à 23 h 20, un appel téléphonique a changé sa vie à jamais : son fils Devin venait d’être grièvement blessé par une décision prise impulsivement par un autre jeune homme. Dans cet atelier, Karen vous fera revivre ces premières heures et ces premiers jours insoutenables. Elle vous décrira cette perte insurmontable et le parcours pénible de sa famille dans les dédales du système de justice canadien. Cet atelier vous apprendra comment Karen a survécu à d’interminables journées à la cour tant durant le procès que les audiences de la détermination de la peine et celles de la libération conditionnelle. On y expliquera ce qui a amené Karen à envisager la justice réparatrice et ce qu’elle a ressenti lorsqu’elle s’est assise en face de l’homme qui a changé sa vie pour toujours. Karen parle ouvertement et honnêtement de l’effet de ce crime sur chaque membre de sa famille et des choix difficiles pris par ses êtres chers. Karen espère que son histoire permettra aux travailleurs de première ligne et aux responsables des systèmes de soutien de bien comprendre les besoins des familles qui vivent une perte aussi traumatisante.

Karen Venables

Karen Venables (elle)
Fondatrice de la fondation DEVIN et cofondatrice de la Calgary Homicide Support Society

Karen Venables est la fondatrice de la fondation DEVIN (acronyme signifiant Diligently Ending Violence in Neighborhoods). Elle est une conférencière autorisée dans toutes les commissions scolaires de l’Alberta et a donné des conférences dans la plupart des écoles secondaires à Calgary ainsi que dans les régions rurales de l’Alberta. Karen donne également des conférences à toutes les recrues de la police de Calgary et les sensibilise aux besoins des victimes dont ils feront la rencontre au cours de leur carrière. Elle a pris la parole à de nombreuses conférences sur les services aux victimes à l’échelle nationale et internationale et est également cofondatrice de la Calgary Homicide Support Society. À la Calgary Homicide Support Society, Karen et les autres membres du conseil ont travaillé fort pendant 16 mois, au cours desquels ils ont engagé un facilitateur et présenté des demandes de subvention. Le groupe est ouvert à tous les membres des familles ayant perdu un être cher à la suite d’un homicide.

Le mardi 17 mai 2022

De 11 h à 12 h 30 (HAE)

Atelier 1

Fatigue liée à la compassion et à l’énergie – Outils novateurs pour développer la résilience (atelier présenté en anglais avec interprétation simultanée en français)

Le fait de soutenir les victimes et les survivants d’actes criminels entraîne une exposition à une quantité considérable d’éléments traumatiques. En étant témoin de la douleur d’autrui, il n’est pas rare d’éprouver des réactions stressantes et des changements importants dans le fonctionnement cognitif, émotionnel ou comportemental. La fatigue liée à la compassion, le traumatisme indirect et l’épuisement professionnel sont des concepts utilisés pour décrire les coûts psychologiques et émotionnels de l’aide apportée aux personnes qui ont vécu une forme de crise ou de traumatisme. Cet atelier abordera les facteurs qui contribuent à la fatigue compassionnelle, ses signes et son cycle. Il proposera une approche informée par les traumatismes pour développer une résilience à la fatigue compassionnelle, et expliquera comment la reconnaître par une auto-évaluation. Cet atelier se concentrera également sur les outils en matière d’énergie et les stratégies de pleine conscience pour renforcer la résilience. Une pause bien-être de cinq minutes est incluse dans cet atelier. Cet atelier est approuvé pour 1,5 heure de crédits de formation continue, s’il est reconnu par votre organisation.

Careen Condrotte

Careen Condrotte (elle)
Praticienne holistique et travailleuse sociale
Future Vision Wellness Services

Careen Condrotte est une praticienne holistique qui travaille pour Future Vision Wellness Services dans le Comté de Grande Prairie noo1, en Alberta. Avant de créer Future Vision Wellness Services, Careen a travaillé pendant plus de 20 ans pour les services de santé de l’Alberta. Dans le cadre de ses fonctions au sein de ces services, Careen a dirigé de nombreuses interventions en cas de crise et de catastrophe, notamment lors des inondations de la Peace River, de l’incendie de Slave Lake, des inondations dans le sud de l’Alberta, de la catastrophe de Fort McMurray et des incendies dans la zone nord. Careen détient de l’expérience en ce qui concerne tous les types d’événements traumatiques, ainsi qu’en matière de collaboration avec les équipes répondant à ces événements. Grâce à sa scolarité, à sa formation et à ses antécédents en tant que travailleuse sociale, Careen possède une expérience et une expertise des plus variées. Careen est une instructrice approuvée par l’International Critical Incident Stress Foundation, et est l’une des deux animatrices de soutien par les pairs de l’Alberta dans le cadre du programme de soutien par les pairs de la Société pour les troubles de l’humeur du Canada.

De 13 h à 14 h 30 (HAE)

Atelier 2

Soutenir les victimes de la traite des personnes et de l’exploitation (atelier présenté en anglais avec interprétation simultanée en français)

Le YWCA d’Halifax coordonne un partenariat intersectoriel à l’échelle de la province appelé TESS (Trafficking and Exploitation Services System), qui vise à éliminer les obstacles systémiques ayant des répercussions sur les personnes qui ont été victimes d’exploitation sexuelle à des fins commerciales et de traite des personnes. Susciter des changements au niveau du système permet d’aider toutes les victimes à bénéficier de services leur permettant à se sortir du commerce du sexe et à mener une vie meilleure et productive, parce que cela permet d’améliorer l’accès aux services et de réduire les obstacles pouvant limiter cet accès. En plus d’assurer la coordination du partenariat, le YWCA d’Halifax a créé de nombreux modules de formation destinés expressément aux fournisseurs de services, qui abordent des sujets liés à la traite des personnes et à l’exploitation sexuelle à des fins commerciales. De plus, le YWCA d’Halifax a créé un programme appelé CASE (Coordinated Access to Support Exit), qui vise à aider, selon une approche collaborative, les victimes et les survivants de la traite des personnes et de l’exploitation sexuelle souhaitant quitter le commerce du sexe. Cette formation est axée sur les avantages que procure le modèle de collaboration aux fournisseurs de services pour soutenir les victimes et les survivants de l’exploitation sexuelle et de la traite des personnes, notamment la police, le personnel d’éducation, les organismes sans but lucratif, les intervenants du système judiciaire, les dirigeants communautaires, les aînés et bien d’autres encore. Les fournisseurs de services qui participeront à cet atelier repartiront avec des outils qui leur permettront de savoir comment mieux répondre aux besoins des victimes et des survivants en adoptant une approche collaborative et coordonnée. Cette formation leur permettra d’en apprendre davantage sur : les obstacles qui empêchent certaines victimes à se sortir du commerce du sexe; l’importance de travailler avec d’autres fournisseurs de services et de renforcer la relation de confiance; les meilleures pratiques pour interagir avec les victimes; l’adoption d’une approche fondée sur un réseau d’échange de pratiques; les problèmes courants dans les relations avec d’autres fournisseurs de services et de la façon des résoudre; et de connaître les résultats de notre enquête Hearing Them.

Teaira Cain

Teaira Cain (elle)
Coordinatrice du Trafficking and Exploitation Service System
YWCA d’Halifax

Teaira Cain est la coordinatrice du TESS (Trafficking and Exploitation Service System) au YWCA d’Halifax. Elle est titulaire d’un baccalauréat en psychologie et travaille dans le milieu communautaire depuis plusieurs années auprès d’une clientèle très variée. Dans le cadre de son travail au YWCA d’Halifax, elle anime des formations qui visent à faire comprendre ce qu’est la traite des personnes et à expliquer comme appliquer les meilleures pratiques lorsque l’on travaille avec des survivants et des victimes. Elle organise également de nombreuses réunions dans le cadre du partenariat TESS, qui permettent aux fournisseurs de services de se réunir, de mettre à jour leurs connaissances, de discuter des tendances et de créer des réseaux pour le bien des personnes desservies par le YWCA d’Halifax.

Nora Richter

Nora Richter (elle)
Coordinatrice du programme Coordinated Access to Support Exit
YWCA d’Halifax

Nora Richter est la coordinatrice du programme CASE (Coordinated Access to Support Exit) au YWCA d’Halifax. À ce titre, elle gère et coordonne la prestation de services et met les personnes, ayant survécu à l’exploitation sexuelle et à la traite des personnes, en contact avec les ressources et les services qui favorisent leur sécurité et leur bien-être de manière à ce qu’elles ne dépendent plus de l’industrie du sexe pour assurer leur survie. Depuis le début de sa carrière, Nora travaille dans le domaine de la prévention de la violence fondée sur le genre en Ontario et en Nouvelle-Écosse. Elle étudie actuellement pour obtenir une maîtrise en travail social. Elle adore explorer les belles plages de la Nouvelle-Écosse et s’arrêter, en chemin, à de délicieuses boulangeries.

Le mercredi 18 mai 2022

De 11 h à 12 h 30 (HAE)

Atelier 3

Libération par l’art et la justice réparatrice

Cet atelier a pour but de partager la démarche de justice réparatrice ainsi que celle de l'art comme moyens de réparation pour des personnes victimes d'actes criminels. Cet atelier présentera tout d'abord la justice réparatrice, l'approche du Centre de services de justice réparatrice (CSJR), ainsi que l'utilisation de l'art dans ses services et notamment dans le cadre de l'exposition Croisements de vie - Mon histoire derrière l'œuvre. Puis, dans un second temps, deux personnes témoigneront de leur démarche de justice réparatrice ainsi que de leur démarche artistique notamment dans le cadre de leur participation à l'exposition d'œuvres d'art Croisements de vie - Mon histoire derrière l'œuvre. Les œuvres d'art de cette exposition ont été réalisées par des personnes victimes d'actes criminels, et l’exposition s'est déroulée durant la Semaine des victimes 2021 en ligne et lors d'un événement pop-up.

Dominique (elle)
Centre de services de justice réparatrice

Dominique a participé à une démarche de justice réparatrice avec le CSJR ainsi qu’à l’exposition d'œuvres d’art en ligne comme artiste ayant été victime d'acte criminel. Inspirée de son histoire, sa démarche artistique consiste à raconter en image le possible, mais long et difficile, parcours de survivants qui tentent de restaurer les liens qui les lient à la vie. L’aventure proposée par le CSJR représente, pour elle, la possibilité de créer et de traverser les ponts qui unissent les rives d'un passé douloureux et d'un avenir lumineux, à travers la rencontre de l'autre. Il est difficile d'exprimer quelque chose d’aussi intime. L'expérience de l'abus, de la violence et assurément, la rencontre avec l'humanité d'un détenu, qui a commis l'irrémédiable, transforment profondément, et plus particulièrement lorsque cette rencontre a lieu dans le cadre d'une démarche d'une justice réparatrice. Toutes ses œuvres parlent de parcours de guérison, de quête, de chemins de traverse qui unissent les rives d’un passé douloureux à un avenir lumineux. Elles parlent donc aussi de dialogue et inévitablement de justice réparatrice.

Graziella Mossa

Graziella Mossa (elle)
Centre de services de justice réparatrice

Graziella Mossa a bénéficié à titre de victime des services du CSJR dans le cadre d’une démarche de justice réparatrice avec un ex-détenu pour un crime apparenté (non lié). De plus, elle a suivi l’atelier Le TransFolab organisé par le CSJR (atelier pour mettre en place les valeurs de justice réparatrice dans sa vie) dans lequel elle a écrit un Slam qu’elle a présenté d’abord à l’assemblée générale du CSJR en septembre 2021 puis lors d’une exposition dans le cadre de la Semaine des victimes et survivants d’actes criminels. C'était son premier slam et elle a pu être entendue dans ce cadre artistique.

Manon Mazenod

Manon Mazenod (elle)
Chargée de projet de l’exposition en ligne d’œuvres d'art ayant été réalisées par des victimes
Centre de services de justice réparatrice

Manon s’est nouvellement jointe, soit depuis février 2022, à l’équipe du CSJR en tant qu’agente de développement de services à la communauté pour soutenir et développer les projets en justice réparatrice. Après une maîtrise en études internationales à l’Université Laval et riche en expériences professionnelles comme chargée de projet humanitaire auprès de personnes migrantes et réfugiés et en entrepreneuriat et développement durable, elle souhaite mettre son savoir-faire et savoir-être au service de la mission du CSJR. Manon souhaite œuvrer pour un monde meilleur et contribuer à créer un monde plus en paix et harmonieux tant à l’échelle individuelle que collective. Les espaces de dialogue, l’humanité et l’inclusivité offerts par le CSJR contribuent selon elle à cette mission.

De 13 h à 14 h 30 (HAE)

Atelier 4

Promouvoir l’équité entre les sexes pour les femmes noires victimes de violence conjugale (atelier présenté en anglais avec interprétation simultanée en français)

La violence conjugale est un problème social omniprésent qui recoupe toutes les races, situations sociales, classes économiques, cultures, politiques et religions. Bien qu’il y ait une pénurie de données désagrégées sur les femmes noires victimes de violence conjugale, les recherches existantes révèlent que des formes graves et mortelles de violence sont répandues dans les familles noires. De multiples facteurs d’oppression qui se chevauchent viennent s’ajouter aux expériences des femmes noires victimes de violence conjugale, notamment la race, la classe sociale, le sexe, les antécédents d’exclusion et de désavantage, la pauvreté, le chômage et le statut d’immigration. Ces facteurs augmentent souvent la fréquence et la gravité de la violence dont les femmes noires sont victimes et entraînent des effets indésirables sur la santé. Ces femmes sont susceptibles d’obtenir de mauvais résultats en terme de santé en raison de désavantages économiques et sociaux et elles sont plus à risque de souffrir de problèmes de santé mentale, y compris de dépression, de trouble de stress post-traumatique et de pensées suicidaires. En dépit de ces facteurs de risque, leur victimisation est moins susceptible d’être reconnue. Elles sont, par le fait même, plus réticentes à rechercher des soutiens externes et à faire appel aux services sociaux. Il existe aussi peu de données canadiennes sur les expériences des femmes noires victimes de violence conjugale. Par conséquent, leurs expériences sont souvent homogénéisées avec celles des autres femmes. S’appuyant sur la recherche nationale et internationale existante et les approches fondées sur les données probantes des interventions auprès de femmes noires victimes de violence conjugale, cet atelier vise à souligner la complexité et les effets cumulatifs de la violence dans la vie des femmes noires.

À travers le prisme de la théorie critique des races, de l’intersectionnalité et d’un cadre qui tient compte des traumatismes et de la violence, cet atelier abordera la multitude de façons dont les expériences des femmes noires victimes de violence conjugale sont uniques. En plus d’être souvent interreliées avec leur victimisation et leur criminalisation subséquente par l’examen entre la relation la violence fondée sur le sexe, les difficultés structurelles et le racisme systémique.

Patrina Duhaney, Ph. D.

Patrina Duhaney, Ph. D. (elle)
Professeure adjointe
Université de Calgary

Patrina Duhaney, Ph. D., est professeure adjointe à la faculté de travail social de l’Université de Calgary. Ses recherches portent sur des questions liées à la race, au racisme, à la victimisation et à la criminalisation et reposent sur la théorie critique des races, le féminisme de la race critique et la lutte contre le racisme. Patrina Duhaney a plus de 14 ans d’expérience en tant que travailleuse sociale, conseillère et travailleuse de première ligne auprès de diverses populations, y compris des femmes victimes et survivantes de violence familiale. Afin de centrer les expériences et les perspectives des Noirs et de faire face au racisme envers les noirs, Mme Duhaney participe activement à diverses initiatives au sein de l’université et dans différentes collectivités.

Le jeudi 19 mai 2022

De 13 h à 14 h 30 (HAE)

Atelier 5

Mauvais traitements envers les aînés – Regard sur les victimes vulnérables de la criminalité (atelier présenté en anglais avec interprétation simultanée en français)

L’organisme Prévention de la maltraitance envers les aînés Ontario est mandaté par le gouvernement de l’Ontario, par l’intermédiaire du ministère des Services aux aînés et de l’Accessibilité, pour soutenir la mise en œuvre de la Stratégie ontarienne de prévention des mauvais traitements à l’égard des personnes âgées. Parmi les principales priorités, citons la mise en place d’une formation intersectorielle visant à renforcer les capacités des professionnels à reconnaître les personnes âgées vulnérables victimes de maltraitance ou risquant de l’être et à intervenir efficacement pour les soutenir.

Cet atelier permettra aux participants de mieux comprendre les besoins complexes des personnes âgées victimes de mauvais traitements, ainsi que les compétences nécessaires pour intervenir efficacement et les soutenir en utilisant une approche tenant compte des traumatismes. Grâce à des discussions interactives et à des vidéos, les participants comprendront l’importance de la collaboration et des partenariats intersectoriels pour soutenir les victimes et les survivants âgés dans la communauté. Dans le cadre de cet atelier, l’organisme présentera des vidéos animées traitant de l’âgisme, dissipant les mythes de la victimisation des personnes âgées, et traitant de l’importance de la collaboration. Cela a été rendu possible grâce à l’octroi d’une subvention pour la Semaine nationale des victimes et survivants d’actes criminels 2021.

Raeann Rideout

Raeann Rideout (elle)
Directrice, partenariats et sensibilisation
Prévention de la maltraitance envers les aînés Ontario

Raeann Rideout occupe actuellement le poste de directrice des partenariats provinciaux et de sensibilisation pour l’organisme Prévention de la maltraitance envers les aînés Ontario. Au cours des 19 dernières années, Raeann a travaillé activement avec les intervenants de la communauté, les personnes âgées, les soignants et les fournisseurs de services pour aborder les questions liées à la prévention, à l’intervention et à la réponse en matière de maltraitance envers les personnes âgées.

Raeann a plus de 26 ans d’expérience dans le domaine du vieillissement et de la maltraitance des personnes âgées. Elle possède des compétences approfondies en matière de formation, faisant des présentations aux fournisseurs de services de première ligne dans tous les secteurs, animant des séances de sensibilisation au public et facilitant les initiatives de collaboration entre les organisations communautaires afin de renforcer les capacités d’intervention dans les cas où les personnes âgées sont à risque ou victimes de mauvais traitements. Raeann a été instructrice pour le cours Foundations of Elder Abuse and Prevention à l’Université Trent, et a coécrit et publié divers articles de recherche sur les complexités de la maltraitance des personnes âgées. Raeann a été coprésidente du Réseau canadien pour la prévention des mauvais traitements envers les aînés (CNPEA) et a été directrice du conseil pendant plus de huit ans.

Laura Proctor

Laura Proctor (elle)
Consultante en prévention et responsable de la communication
Prévention de la maltraitance envers les aînés Ontario

Laura Proctor est actuellement conseillère en prévention et responsable des communications pour Prévention de la maltraitance envers les aînés Ontario. Forte de plus de vingt ans d’expérience dans le domaine de la maltraitance des personnes âgées et des services aux victimes, Laura a dirigé des interventions de crise de première ligne en collaboration avec les services de police. Laura sait comment fournir des réponses tenant compte des traumatismes à toutes les victimes d’actes criminels, du soutien et une orientation, tout en déployant d’importants efforts en matière de défense des droits. Elle a mis à profit son expertise de première ligne pour offrir un leadership, à la fois de haut niveau et compatissant, au sein du secteur des organismes sans but lucratif. Laura offre actuellement une formation provinciale sur la maltraitance des personnes âgées aux professionnels des services de tous les secteurs, et organise des forums de sensibilisation du public, en collaborant avec les principaux intervenants en vue d’améliorer leurs interventions. Dans le cadre de son engagement quotidien, Laura continue de soutenir les consultations en cours sur les cas complexes de maltraitance des personnes âgées. Laura croit fermement aux droits de tous, quel que soit l’âge, et les promeut, afin que nous puissions mettre un terme à la maltraitance et restaurer le respect dans toutes nos communautés.

Le vendredi 20 mai 2022

De 11 h à 12 h 30 (HAE)

Atelier 6

Quand les pratiques sont prometteuses – récit et analyse d'une histoire d'horreur qui finit bien

La conférence est offerte par deux femmes, Marie-Ève et Lyne, victimes, respectivement, directes et collatérales d’exploitation sexuelle. Leur expérience est unique et enrichissante d’un point de vue tant humain que pédagogique et clinique car elle constitue en quelque sorte un idéal type en ce qui a trait aux rétablissement global des victimes d’exploitation sexuelle. Leur témoignage est clairement inspirant pour quiconque a vécu semblable, mais aussi pour les personnes appelées à travailler auprès des victimes d’exploitation sexuelle. Il met en lumière des facteurs de protection, des approches et des solutions qui sont rarement réunis dans une situation comparable mais qui ont sans aucun doute contribué à faire de Marie-Ève une survivante d’exploitation sexuelle qui donne beaucoup d’espoir à ses pairs. Par ailleurs, en plus d’avoir acquis une expérience personnelle liée à l’exploitation sexuelle, toutes deux ont aussi une expérience professionnelle liée à l’accompagnement et au soutien des victimes de ce crime, en plus d’avoir de nombreuses connaissances théoriques liées à la relation d’aide, à l’exploitation sexuelle, au parcours judiciaires et aux conséquences de ce crime sur les femmes qui en sont victimes.

Marie-Ève Cool

Marie-Ève Cool (elle)
La Sortie

Marie-Ève Cool est une jeune survivante d'exploitation sexuelle qui travaille maintenant comme intervenante auprès de ses pairs à l'organisme La Sortie. Dotée d'une grande curiosité, d'une lucidité surprenante et d'une belle force de caractère, elle arrive à gagner facilement la confiance des femmes, à exprimer clairement ses idées et ses analyses mais aussi à se remettre en question au besoin. Consciente de la chance et des opportunités qu’elle a eu, elle souhaite apporter son soutien à celles et ceux qui en ont moins, ainsi qu’à apporter sa contribution à la lutte contre l’exploitation sexuelle.

Lyne Collette

Lyne Collette (elle)
La Sortie

Lyne Collette est la mère de Marie-Ève. Elle travaillait déjà auprès de survivantes d'exploitation sexuelle lorsqu'elle a appris que sa fille en était victime. Malgré le choc difficile et les questionnements nombreux, elle a su utiliser cette épreuve pour devenir une meilleure mère et une meilleure intervenante. Ayant soutenu de très nombreuses femmes depuis 2018, elle considère son travail comme étant la meilleure école qui soit, mais se perfectionne tout de même sans cesse et a un bagage académique impressionnant.

De 13 h à 15 h 00 (HAE)

Séance plénière

Un havre pour la guérison – créer des lieux et des services axés sur les survivants en tenant compte des traumatismes (séance plénière présentée en anglais avec interprétation simultanée en français)

Candace House est un organisme sans but lucratif cherchant à offrir réconfort, refuge et soutien aux victimes et aux survivants de crimes avec violence, de même qu’à leurs proches. L’idée de mettre sur pied Candace House a germé suite à un parcours de 30 ans dans le système de justice pénale suivant la disparition et le meurtre de Candace Derksen, alors âgée de 13 ans. L’organisme, un lieu de refuge et de réconfort pionnier en son genre, a ouvert ses portes en novembre 2018. Depuis, il a aidé plus de 500 personnes à naviguer à travers le système judiciaire après le décès d’un proche causé par un acte criminel. En étroite collaboration avec des communautés diverses et avec différents partenaires gouvernementaux, ses lieux et ses services novateurs axés sur les survivants et tenant compte des traumatismes comblent une lacune en fournissant des soins et du ressourcement, en favorisant la résilience et en améliorant l’accès à la justice. Au cours de l’atelier, il sera question de l’incidence inspirante de Candace House. Ce sera l’occasion de tenir des conversations qui favoriseront la multiplication de ce modèle partout au pays. 

Cecilly Hildebrand

Cecilly Hildebrand (elle)
Directrice générale et fondatrice
Candace House

Cecilly Hildebrand, directrice générale et fondatrice de Candace House, vit à Winnipeg (Manitoba), territoire du Traité no 1. Elle travaille dans le domaine des services sociaux depuis 15 ans et elle y a joué différents rôles, dont celui de clinicienne spécialisée dans les situations de crise et de formatrice de premiers soins en santé mentale. Elle étudie actuellement à la maîtrise en service social à l’Université du Manitoba, où ses travaux de recherche portent sur le traumatisme et sur le deuil compliqué. Dans ses temps libres, elle adore profiter du grand air et passer du temps avec sa famille, ses amis et ses deux chiens, Asher et Olive.

Taylor Kerelluke

Taylor Kerelluke (elle)
Directrice des opérations
Candace House

À titre de directrice des opérations de Candace House, Taylor Kerelluke aide chaque jour les familles à se sentir chez elles durant leur passage à Candace House, notamment en joignant les familles à la cour, en répondant aux questions, en préparant des repas et des collations et en fournissant du soutien émotionnel. Taylor a de l’expérience en matière de politiques sur les enjeux de la santé mentale et elle a travaillé avec le gouvernement du Manitoba pour orienter sa nouvelle stratégie sur la santé mentale et les dépendances. Elle a également obtenu une maîtrise en arts en psychologie de l’orientation à l’Université Yorkville. Lorsqu’elle ne travaille pas, elle aime bien tricoter, trouver des bougies à ajouter à sa collection, déguster un café au lait épicé à la citrouille et passer du temps avec ses amis et sa famille.

Cérémonie de clôture

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