Les Autochtones parmi les victimes d’actes criminels

  • Les Autochtones représentent environ 4 % de la population canadienne. Selon les données de l’Enquête sociale générale, en 2009, plus d’un tiers (37 %) des Autochtones ont signalé avoir été, au cours des 12 mois précédents, victimes d’au moins une infraction criminelle parmi huit infractions choisies (agression sexuelle, vol qualifié, voies de fait, introduction par effraction, vol de véhicules à moteur ou de pièces, vol de biens du ménage, vandalisme et vol de biens personnels) dans les provinces. Au cours de la même période, 26 % des non‑Autochtones ont indiqué avoir été victimes d’un crime.
  • Dans l’ensemble, le taux total de victimisation chez les Autochtones vivant dans les provinces était beaucoup plus élevé que chez les non‑Autochtones, soit 232 pour 1 000 Autochtones comparativement à 114 pour 1 000 non‑Autochtones.
  • Dans les territoires, les taux globaux de victimisation avec violence étaient plus élevés chez les Autochtones (252 pour 1 000 personnes) que chez les non‑Autochtones (145 pour 1 000 personnes).
  • Dans les provinces, les Autochtones étaient beaucoup plus susceptibles d’être victimes de voies de fait que les non‑Autochtones, que ces voies de fait soient commises par une autre personne que le conjoint (107 pour 1 000 comparativement à 58 pour 1 000 respectivement) ou par le conjoint (141 pour 1 000 comparativement à 78 pour 1 000 respectivement).
  • Les Autochtones sont aussi plus susceptibles que les non‑Autochtones de déclarer avoir été victimes d’un crime à plus d’une reprise. En 2009, près du quart (23 %) des victimes autochtones dans les dix provinces avaient subi de la violence non conjugale à plus d’une reprise comparativement à 19 % des victimes non autochtones.
  • Les Autochtones étaient presque deux fois plus susceptibles que les non‑Autochtones de déclarer avoir subi de la violence conjugale au cours des cinq années précédant l’enquête (10 % comparativement à 6 %) dans les dix provinces.
  • Dans les territoires, 17 % des Autochtones ont déclaré avoir été victimes de violence conjugale au cours des cinq années précédentes, comparativement à 6 % des non‑Autochtones.
  • En 2009, les femmes autochtones âgées de 15 ans et plus vivant dans les provinces étaient presque trois fois plus susceptibles que les femmes non autochtones de déclarer avoir été victimes d’un acte criminel avec violence. Ces statistiques se sont avérées vraies, que la violence soit survenue entre des étrangers ou entre des fréquentations ou à l’intérieur d’une relation conjugale.
  • Par ailleurs, environ 15 % des femmes autochtones qui habitaient dans une province et qui avaient un conjoint ou un conjoint de fait au cours des cinq années précédentes ont déclaré avoir subi de la violence conjugale, ce qui correspond à deux fois la proportion des femmes et des hommes non autochtones (6 % dans chaque cas). Cette proportion est également plus élevée que chez les hommes autochtones (10 %).
  • Dans les provinces, les femmes autochtones victimes de violence conjugale étaient plus susceptibles que les femmes non autochtones victimisées d’indiquer avoir été blessées par suite de la violence. Au cours des cinq années précédant l’enquête, 59 % des femmes autochtones et 41 % des femmes non autochtones qui avaient subi de la violence conjugale ont été blessées.
  • En 2009, le taux d’actes criminels avec violence était de 425 incidents violents pour chaque tranche de 1 000 Autochtones âgés de 15 à 24 ans dans les provinces. Le taux d’actes criminels avec violence correspondant chez les non‑Autochtones était de 268 incidents violents pour chaque tranche de 1 000 personnes.
  • Plus précisément, les victimes autochtones étaient près de deux fois plus susceptibles de déclarer avoir été frappées avec un objet, battues, étranglées, avoir été menacées ou agressées avec une arme à feu ou un couteau ou avoir été forcées à se livrer à une activité sexuelle non désirée (60 % comparativement à 33 % chez les non‑Autochtones). Proportionnellement deux fois plus de victimes autochtones que de victimes non autochtones ont indiqué avoir subi des blessures (57 % par rapport à 29 %) et plus du double ont indiqué avoir craint pour leur vie (48 par rapport à 18 %).

Sources

  • Perreault, Samuel et Shannon Brennan. Annuaire du Canada, 2012, 2010, consulté à http://www.statcan.gc.ca/pub/11-402-x/2012000/chap/ap-pa/ap-pa-fra.htm.   
  • Perreault, Samuel et Shannon Brennan. La victimisation criminelle au Canada, 2009, Centre canadien de la statistique juridique, Statistique Canada, 85-002-X. Ottawa, 2010.
  • Perreault, Samuel. La victimisation avec violence chez les autochtones dans les provinces canadiennes, 2009, Centre canadien de la statistique juridique, Statistique Canada, 85-002-X, Ottawa, 2011.
  • Perreault, Samuel et Tina Hotton Mahony. La victimisation criminelle dans les territoires, 2009, Centre canadien de la statistique juridique, Statistique Canada, 85-002-X, Ottawa, 2012.
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